The Lost Movie Theater

Santa Clarita Diet (saison 2), Victor Fresco

Saison 2 de Santa Clarita Diet créée par Victor Fresco

Après une première saison complètement barrée, Santa Clarita Diet a fait son retour pour une seconde salve d’épisodes sur Netflix. Toujours aussi dingue, la série de Victor Fresco est plus en forme que jamais. Plus accomplie dans l’écriture, la série se lâche complètement même si d’un point de vue totalement scénaristique elle peine à se renouveler.

On ne boude pas son plaisir devant les aventures de Sheila et Joel, et leur fille Abby. Si vous n’avez pas vu la saison 1, sachez que Sheila est revenue d’entre les morts. Depuis, elle a soif de chair humaine. La situation vient bouleverser leur quotidien. En effet, jongler entre un travail d’agent immobilier et la chasse à la viande humaine n’est pas de tout repos. La saison 2 continue sur la lancée de la première. Néanmoins, on sent que le ton se veut beaucoup plus incisif et piquant. Le rythme endiablé permet à la série d’enchaîner sketch sur sketch et doit beaucoup à l’humour de situation et aux dialogues absurdes. Sheila et Joel tentent de remonter aux origines du mal qui ronge la première et permet à la saison d’instaurer son fil rouge via une obscure histoire de palourde. La complicité entre Drew Barrymore et Timothy Olyphant déborde à l’écran et nous fait croire à ce couple soudé même dans les moments les plus improbables. C’est le propre même des créations de Victor Fresco qui, déjà à l’époque de Better Off Ted sur ABC, plonge ses personnages dans ses situations ubuesques pour créer des moments de pur délire.

Santa Clarita Diet ne cherche pas à faire dans le réalisme. Tout repose sur le côté loufoque quitte à pêcher par moment sur l’histoire. Bien que le comique de situation soit intarissable, la narration ne prend jamais énormément de risque. C’est le seul hic de cette saison. Malgré un ravissement indéniable, on ne peut s’empêcher de penser que la comédie de Netflix aurait pu s’aventurer dans des terres moins explorées. Heureusement, les guests comme Nathan Fillion ou Joel McHale viennent pimenter les épisodes qui s’enchaînent à une vitesse folle. A l’instar de séries qui ont fait les beaux jours des grands networks US comme Desperate Housewives, Santa Clarita Diet s’amuse à égratigner la couche des apparences des banlieues riches. Une touche de gore en plus.

 

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