Sunday 22nd April 2018,
The Lost Movie Theater

Le Top Des Lecteurs – #3 Ray Mee

The Lost Movie Theater est né d’une envie de partager nos avis et vos avis sur les films et les séries tv. C’est pour cette raison que le site possède aussi une place pour vous qui nous lisez avec le Top des Lecteurs. Alors si l’envie vous démange, envoyez-nous vos tops des meilleurs films et séries tv. Ceux qui vous ont percutés, troublés, bouleversés en nous donnant quelques lignes sur chacun d’entre eux. Vous pouvez nous envoyer vos tops à cette adresse ou en nous contactant via la page facebook. Aujourd’hui, c’est Ray Mee qui nous présente son top.

Alien réalisé par Ridley Scott

Alien (1979), Ridley Scott

Difficile de dire quelque-chose de nouveau sur cette oeuvre, tout a déjà été dit. Je suis toujours soufflé par le mélange des genres d’Alien, qui oscille entre un grand moment de pure science-fiction, un slasher à glacer le sang, un thriller paranoïaque renforcé par l’atmosphère claustrophobique du Nostromo ainsi que la naissance du monstre le plus terrifiant de l’espace. Ce qui est jouissif durant la vision de ce film, c’est de sentir la passion du cinéma dans chaque plan, qui transpire de précision et de méticulosité. À chaque visionnage je découvre quelque-chose de nouveau; un petit détail qui vient ajouter un supplément de vie et de crédibilité à l’univers incroyable qu’ont bâti les artisans d’Alien. Univers riche à l’écran, mais également dans la mythologie que les créateurs ont su développer en un seul film. C’est pourquoi je ne me sens pas proche de la nouvelle tournure que prend la saga : les zones d’ombres m’intéressent beaucoup plus que leurs explications…

12 Monkeys réalisé par Terry Gilliam

12 Monkeys (1996), Terry Gilliam

Inspiré du court-métrage La Jetée de Chris Marker, 12 Monkeys dégage une mélancolie qui m’a profondément marquée. Mélancolie de la part des acteurs, notamment de Bruce Willis qui signe ici l’une de ses premières – et à mon sens, l’une de ses meilleures – performances dramatiques. De part les environnements filmés, qui nous sortent des traditionnels décors new-yorkais ou los-angelesiens. Le choix de situer l’action entre Baltimore et Philadelphie confère au film un cachet post-apocalyptique presque naturel, grâce à une direction de la photo hallucinante. L’OST de Paul Buckmaster est un pur régal. Enfin, la complexité des thèmes abordés (le voyage dans le temps, la folie, le choix et le libre-arbitre, l’autodestruction des êtres-humains, l’écologie…) est intelligemment dosée. Ce qui fait qu’en tant que spectateur, on n’est perdus que quand le réalisateur l’a décidé. 12 Monkeys peut s’enorgueillir de proposer à la fois un blockbuster d’anticipation noir et brutal, conjugué à la liberté de ton d’un film indépendant. Du grand cinéma.

Last Action Hero réalisé par John McTiernan

Last Action Hero (1993), John McTiernan

Schwarzy a été et reste encore aujourd’hui, comme de nombreux gamins de mon âge, une sorte d’icône du cinéma d’action. Au delà de la star bodybuildée, du businessman ou du futur Governator qu’il a chronologiquement incarnés, j’ai toujours adoré le second degré et l’autodérision dont il a fait part tout au long de sa carrière. Surtout après le colosse que représente Terminator 2, la capacité à se réinventer et à se mettre en danger dans une comédie d’action ultra référencée était sacrément couillue. La preuve, le film a fait un bon petit four au box-office, le premier véritable “plantage” financier de sa filmographie. Alors qu’il aurait pu enchaîner les rôles similaires à ceux de ses débuts. Pourquoi Last Action Hero plutôt que True Lies, Junior ou Un flic à la maternelle ? Pour les caméos tous plus réjouissants les uns que les autres (Stallone en Terminator, bordel !), pour les punchlines hilarantes et l’autodérision savoureuses, servies par un Shane Black au sommet de son art (“ne suis-je pas le célèbre humoriste Arnold Albertschweitzer ?”), pour Charles Dance, parce-que… Charles Dance, pour le 4e mur constamment défoncé, pour les séquences d’action réalisées par l’un des maîtres en la matière, parce-que le film est tout aussi bon en VF, et c’est assez rare pour être souligné (mais c’est peut-être la nostalgie qui parle), et enfin pour cette saveur particulière qu’avaient les actionners des années 90 : des divertissements bourrins, réalisés avec sérieux, mais sans se prendre au sérieux.

Le Roi et l'oiseau réalisé par Paul Grimault

Le Roi et l’Oiseau (1980), Paul Grimault

Une journée de vacances de Noël au début des années 90, je regardais une cassette d’épisodes de Tex Avery courageusement enregistrés par mon père, car diffusés à 1 heure du matin. Finissant mon bol de Cheerios, quelle ne fut pas ma surprise de voir qu’un dessin animé que je ne connaissais pas commençait alors (vivent les VHS de 4 heures !) Si la portée politique et humaniste du propos m’échappaient (je ne devais pas avoir plus de 5 ans à l’époque), je suis resté scotché par l’ambiance unique qui se dégageait du film : le dessin semblable à une peinture vivante, l’architecture verticale du château du royaume de Takicardie (qui inspirera notamment Miyazaki pour son propre château… dans le ciel), la musique mélancolique couplée aux dialogues signés Jacques Prévert… Mon souhait ? Faites voir Le Roi et l’Oiseau à vos enfants, qu’ils aient 5, 15 ou 40 ans ! “Dormez, dormez, petits oiseauuuux ! Petits oiseaux chéris, petits oiseaux chériiiiiiis !”

Once réalisé par John Carney

Once (2007), John Carney

Il y a les love story à l’américaine, et puis il y a les love story à l’irlandaise. Once nous plonge dans une histoire entre deux êtres perdus dans leurs vies, qui se rencontrent grâce à la musique. Le film est touchant de par sa simplicité, tant dans la fabrication (tourné dans l’urgence, sans autorisation et sans thunes) que dans son interprétation. Les failles des personnages sont également leur plus grande force, le tout magnifié par une ambiance propre aux rues de Dublin. Si vous ne regardez pas le film, écoutez au moins son OST !

Six Feet Under, une série d'Alan Ball

Six Feet Under (5 saisons), Alan Ball

Une des forces majeures de la série, comparativement au cinéma, c’est de pouvoir développer de nombreux éléments sur la durée, notamment l’attachement aux personnages. Après 5 saisons, la famille Fisher devient un peu notre famille. Parce-qu’eux c’est un peu nous, et nous c’est un peu eux. Jamais une série ne m’aura autant bouleversé par sa justesse d’écriture et d’interprétation, par sa dimension humaine qui parvient à nous toucher à chaque fois. J’avoue avoir toujours un paquet de mouchoirs à proximité à chaque fois que j’entends Breathe Me de Sia !

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2 Comments

  1. Lempire 2 avril 2018 at 11 h 23 min

    Très bon top!!!Merci d avoir mis en avant Once,une petite histoire pour un très grand film!!

  2. Fran 10 avril 2018 at 19 h 52 min

    #AlienResurrectionTeam

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