Don’t Breathe (sous-titré La Maison des Ténèbres en français) s’inscrit comme un des meilleurs films d’horreur de l’année 2016. Le film réunit le réalisateur argentin, Fede Alvarez, et l’actrice Jane Levy pour une seconde fois après le succès du remake d’Evil Dead en 2013. Don’t Breathe est un home-invasion stressant et palpitant qui met le frein sur le gore et s’appuie plus sur la tension et le suspense. On y suit trois jeunes voleurs qui tente de s’emparer de l’héritage d’une cible qui semble, aux premiers abords, facile – un homme aveugle. A partir de là, un incessant jeu du chat et de la souris se met en place.

Au bout de dix minutes de film, on sait déjà que Fede Alvarez ne va jamais relâcher la tension et happe son spectateur, notamment grâce à son atmosphère mélancolique et son cadre. L’histoire simple et crédible, ainsi que la photographie et la mise en scène sont des éléments du film qui le rendent tout de suite engageant. De même pour le traitement des personnages, pour qui l’ont ressent vite de l’empathie tellement ils semblent authentiques. Jane Levy prouve d’ailleurs une seconde fois ici qu’elle a tout de la parfaite icône de l’horreur, ses capacités dramatiques et sa finesse de jeu font de son personnage un élément clé du film.

Alors que du côté de l’histoire les choses s’intensifient, le film ne décélère jamais. Tous les aspects de la réalisation – du travail des mouvements fluides de la caméra qui nous emmènent dans la maison à l’excellent travail sur le sound design qui est souvent insupportable dans son silence déconcertant – traitent chaque morceaux de suspense du scénario. L’histoire prend d’ailleurs des tournants assez déroutants que l’on ne voit pas du tout venir, et qui pour la plupart fonctionnent tous. Stephen Lang est incroyable dans le rôle de l’homme aveugle, il évoque énormément de malaise et d’effroi avec peu de matériel.

Don’t Breathe est un film d’horreur brillamment dirigé et vous immerge complètement dans sa tension. Les moments calmes sont terrifiants et lorsque la tension atteint son apogée, alors le film devient massif.